Pourquoi votre PME est probablement exposée ?

L’email est devenu le cœur des échanges professionnels. Factures, virements, validations fournisseurs, contrats… tout passe par la messagerie.

Et c’est précisément pour cela que les cybercriminels s’y concentrent.

Les attaques de Business Email Compromise (BEC) ont augmenté de 81 % en un an. Plus inquiétant : 98 % des collaborateurs ne signalent pas la menace lorsqu’ils la détectent.

Le BEC n’est pas un spam grossier. C’est une fraude ciblée, stratégique et redoutablement efficace.

Qu’est-ce que le Business Email Compromise (BEC) ?

Le BEC est une fraude par email dans laquelle un attaquant :

  • se fait passer pour un dirigeant,
  • imite un partenaire commercial,
  • ou usurpe l’identité d’un fournisseur.

L’objectif est simple : obtenir un virement frauduleux.

Les cibles privilégiées :

  • Direction générale
  • DAF
  • Comptabilité
  • Service achats

Le BEC représente plusieurs milliards d’euros de pertes chaque année dans le monde.

Contrairement au ransomware, il n’y a souvent aucune alerte technique visible. L’argent part. Définitivement.

Comment fonctionne une attaque BEC ?

1. Phase de reconnaissance

L’attaquant collecte des informations publiques via :

  • LinkedIn
  • le site web de l’entreprise
  • les réseaux sociaux
  • les communiqués de presse

Il identifie les décideurs, les flux financiers et les relations fournisseurs.

2. Création d’un scénario crédible

L’email frauduleux :

  • semble provenir du PDG ou d’un fournisseur,
  • utilise un ton urgent et confidentiel,
  • demande un paiement rapide.

Exemples fréquents :

  • changement de RIB fournisseur,
  • paiement stratégique urgent,
  • acquisition confidentielle,
  • opportunité commerciale internationale.

L’attaquant joue sur l’autorité, l’urgence et la pression hiérarchique.

3. L’exécution

Si le virement est effectué :

  • les fonds sont transférés vers des comptes relais,
  • ils disparaissent en quelques heures,
  • la récupération devient extrêmement difficile.

Comment lutter efficacement contre le BEC

Le BEC ne se combat pas avec une seule solution. Il exige une approche humaine, technique et organisationnelle.

1. Former les collaborateurs

Les équipes doivent savoir :

  • identifier une demande inhabituelle,
  • vérifier tout changement de coordonnées bancaires,
  • signaler immédiatement un email suspect.

Bonnes pratiques essentielles :

  • mot de passe robuste (12 caractères minimum),
  • authentification multi-facteurs (MFA),
  • surveillance des connexions inhabituelles.

2. Activer l’authentification des emails

Mettre en place :

  • SPF (Sender Policy Framework)
  • DKIM (DomainKeys Identified Mail)
  • DMARC (Domain-based Message Authentication, Reporting & Conformance)

Ces protocoles réduisent fortement le risque d’usurpation d’identité (email spoofing).

3. Mettre en place une validation des paiements

Instaurer :

  • une double validation pour les virements,
  • une confirmation téléphonique pour tout changement de RIB,
  • une séparation claire des responsabilités financières.

4. Surveiller les transactions financières

Mettre en place un contrôle régulier :

  • vérification des virements inhabituels,
  • détection des changements de coordonnées bancaires,
  • audit périodique des flux financiers.

5. Déployer une protection avancée de la messagerie

Les solutions modernes permettent :

  • détection comportementale des emails suspects,
  • analyse par intelligence artificielle,
  • blocage des tentatives de phishing ciblé.

Sécurisez votre messagerie avant qu’il ne soit trop tard

Il ne faut qu’un instant pour qu’un virement parte vers un compte frauduleux.

Ne laissez pas votre entreprise exposée.

Chez GUEEX IT, nous intégrons la protection email dans notre approche globale :

  • authentification DMARC/SPF/DKIM,
  • sécurité avancée Microsoft 365,
  • surveillance des comptes,
  • formation utilisateurs,
  • intégration dans l’offre X-Control.

 

Contactez-nous pour un audit de sécurité de votre messagerie professionnelle.