Les environnements modernes sont ultra-connectés : postes de travail, smartphones, applications cloud, accès distants, réseau, prestataires… Les points d’entrée potentiels sont nombreux, et c’est précisément ce que les attaquants exploitent.
La majorité des réseaux d’entreprise présentent des failles exploitables si la sécurité n’est pas pilotée sérieusement.
Une méthode très efficace pour réduire ce risque est le threat modeling (modélisation des menaces). L’objectif : identifier ce qui doit être protégé, comprendre comment ça peut être attaqué, puis prioriser les mesures qui auront le plus d’impact.
Concrètement, le threat modeling aide à arrêter de “sécuriser au hasard” et à investir au bon endroit.
Voici une méthode simple et efficace pour démarrer.
1. Identifier les actifs critiques à protéger
Commence par l’essentiel : qu’est-ce qui, chez toi, a le plus de valeur et le plus d’impact en cas de compromission ?
- données sensibles (clients, RH, santé, juridique…)
- données financières (facturation, paiements, RIB, banques)
- propriété intellectuelle (plans, devis, offres, R&D)
- accès stratégiques (M365, messagerie, VPN, comptes admin, ERP/CRM)
N’oublie pas un point critique : les comptes email. Une compromission de messagerie peut déclencher des fraudes au virement (BEC), des usurpations, ou l’accès à d’autres services via réinitialisation de mots de passe.
2. Identifier les menaces possibles
Une fois les actifs identifiés, liste les menaces réalistes qui peuvent les impacter. Les plus courantes :
- phishing et vol d’identifiants
- ransomware
- malware / trojans
- attaque via prestataire (supply chain)
- ingénierie sociale (fraude au président, BEC, faux RIB)
Ajoute aussi des menaces souvent sous-estimées :
- intrusion physique / vol de matériel
- menace interne (erreur, négligence, ou abus d’accès)
- mauvaise configuration cloud
Important : toutes les menaces ne sont pas “malveillantes”. L’erreur humaine reste l’un des premiers facteurs d’incident (mauvais partage, mot de passe faible, clic trop rapide, etc.).
Exemples de risques “humains” classiques :
- mots de passe faibles ou réutilisés
- absence de MFA
- règles de partage cloud floues
- manque de formation et de réflexes de signalement
- BYOD mal encadré (PC perso, mobile perso, stockage non maîtrisé)
3. Évaluer la probabilité et l’impact
Pour chaque menace, pose deux questions :
- Probabilité : est-ce que c’est susceptible d’arriver dans ton contexte ?
- Impact : si ça arrive, quelles conséquences sur l’activité, la réputation, la trésorerie ?
Ça te permet de classer les risques sans te perdre. Une menace “probable + impact fort” passe en priorité.
Idéalement, cette étape s’appuie sur :
- un état des lieux technique (vulnérabilités, MFA, sauvegardes, patching)
- les incidents déjà vécus ou observés dans ton secteur
- une analyse externe (un regard tiers évite les angles morts)
4. Prioriser les actions de réduction du risque
La plupart des PME ne peuvent pas tout traiter d’un coup (temps, budget, ressources). Donc on priorise ce qui fait réellement baisser le risque.
Exemples de leviers à fort impact :
- contrôles d’accès (MFA, RBAC, moindre privilège)
- sécurité messagerie (anti-phishing, DMARC/SPF/DKIM)
- durcissement postes/serveurs (EDR, patching, durcissement)
- segmentation réseau et pare-feu correctement configurés
- supervision et alerting (détection précoce)
- sauvegarde + PRA testés (pas “juste existants”)
- formation utilisateurs et procédures simples de signalement
Le bon arbitrage : réduction de risque maximale pour un effort et un coût maîtrisés, alignés avec tes priorités business.
5. Mettre à jour en continu
Le threat modeling n’est pas un exercice “one shot”. Les menaces évoluent, l’entreprise change, les outils aussi. Il faut revoir régulièrement :
- les nouveaux usages (nouveaux logiciels, nouveaux accès, nouveaux sites)
- les changements d’organisation (nouveaux prestataires, nouveaux process)
- les nouvelles menaces (IA, usurpation plus réaliste, attaques ciblées)
Une revue périodique (trimestrielle ou semestrielle selon ton activité) maintient la sécurité alignée avec la réalité.
Les bénéfices concrets du threat modeling
Une vision claire des menaces et des failles
Tu comprends ce qui peut casser, comment, et où tu es fragile. Ça révèle les angles morts et les mauvaises habitudes.
Un pilotage budgétaire plus intelligent
Tu dépenses moins “au hasard”, et plus sur ce qui réduit réellement le risque. Résultat : meilleure efficacité de tes investissements cyber.
Une sécurité alignée sur le business
Les mesures de sécurité ne doivent pas bloquer l’activité. Le threat modeling aide à protéger ce qui compte, sans freiner inutilement.
Moins d’incidents, moins d’impact
En ciblant les protections, tu réduis la probabilité d’incident et surtout son impact si un événement survient.
Mettre en place une démarche de threat modeling, simplement
Tu veux démarrer une démarche sérieuse sans y passer des mois ? On peut t’aider à cadrer :
- l’identification des actifs critiques
- la cartographie des accès (M365, postes, cloud, réseau, prestataires)
- la priorisation des risques
- un plan d’actions concret et chiffré
Chez GUEEX IT, cette approche s’intègre naturellement dans notre logique Pérenniser / Sécuriser / Déléguer et nos offres X-Control.
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